Le pape François attendu au tournant pour sa visite en Irlande

Société | Publié le Vendredi 24 Aout 2018 à 22:06:25 | |
 

Ce la deuxième fois qu'un souverain pontife se rend en Irlande, après la visite de Jean-Paul II, en 1979. Le pape François atterrit ce samedi 25 août, à Dublin, pour deux jours afin de clôturer la Rencontre mondiale des familles qui s'est tenue toute cette semaine. Un voyage qui risque toutefois d'être perturbé par le scandale des agressions sexuelles frappant de nouveau l'Eglise catholique.  

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Pour son 24e voyage hors d'Italie depuis son élection en 2013, le pape François a choisi de se rendre à Dublin, en Irlande. Cette ville accueille en effet depuis le 21 août la Rencontre mondiale des familles, un événement qui rassemble près de 40 000 personnes.

Au programme : rencontres officielles, visite d'un sanctuaire et d'un centre d'accueil pour sans-abri ou encore plusieurs cérémonies. Demain, il clôturera la Rencontre des familles par une messe devant pas moins de 500 000 personnes.

Aborder le thème des abus sexuels

A côté de ce programme qui se veut avant tout familial et festif, le pape devra aussi aborder le thème bien plus sombre des abus sexuels, de pouvoir et de conscience commis par des membres de l'Eglise. L'Irlande, pays très catholique, a en effet été fortement touché et de nombreux scandales y ont éclaté à la fin des années 2000.

Alors que le sujet fait de nouveau l'actualité avec de nouvelles révélations, le pape François est particulièrement attendu sur ce problème. Au cours du voyage, il rencontrera en privé des victimes. De plus, il devrait à nouveau exprimer publiquement sa honte et formuler des excuses.

Un programme chargé, donc, pour un voyage d'une trentaine d'heures sur place seulement.

■ Les Irlandais ont pris leurs distances avec l'Eglise

La société Irlandaise n'a jamais autant évolué que ces dernières années, en même temps qu'une baisse de la pratique religieuse. Le public est moins nombreux, mais il est toujours là pour assister à la messe, rapporte notre correspondant à Dublin,  Julien Lagache.

Gerard Cunningham s'y rend une fois par semaine comme beaucoup d'Irlandais, mais l'Eglise est en perte de vitesse, dit-il, et ce pour plusieurs raisons. « On sent une hausse de l'anticléricalisme, de l'individualisme et en même temps il y a moins de prêtres et de nouvelles vocations.  »

Malgré un système éducatif dominé à 90% par l'enseignement catholique, les jeunes se détournent de l'Eglise. Une désaffection marquée qui se traduit aussi par une demande grandissante de laïcité partout où l'Eglise est historiquement présente dans la société.