Un couple tabasse le directeur du centre de loisirs de leur fils pour des présumé attouchements

Société | Publié le Vendredi 17 Fevrier 2017 à 12:58:27 | |
 

Les parents d’un garçon de cinq ans seront jugés ce vendredi 17février pour la violente agression en décembre dernier sur le directeur d’un centre de loisirs de Pantin (Seine-Saint-Denis) qu’ils soupçonnaient de pédophilie.

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Ils comparaissent ce 17 février devant la 14e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny pour « violences en réunion sur personne chargée d’une mission de service public », a précisé le parquet à l’AFP. Ils encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende (48 millions 750 milles).

Quarante-cinq jours d’ITT

Le directeur du centre de loisirs, 43 ans, avait été frappé « à coups de casque » par les parents d’un enfant de cinq ans, qui avait raconté avoir subi des attouchements. Il souffre de graves blessures à la main et s’est vu prescrire 45 jours d’ITT. Le père a dit aux enquêteurs avoir lancé un casque « sur un coup de sang » vers le directeur, qui l’aurait selon lui esquivé, a précisé cette source. La mère reconnaît lui avoir donné « quelques claques ». Aucun n’explique la gravité des blessures dont souffre le directeur.

Auditionné par les services de police au lendemain de cette agression, le petit garçon « a reconnu avoir menti », a indiqué une source proche de l’enquête. La mère continue à soutenir que « son fils a été victime » d’agression sexuelle. Selon elle, « si son fils a dit avoir menti, c’est parce qu’il était impressionné par les policiers ». En décembre, le parquet de Bobigny a finalement classé l’enquête qui avait été ouverte concernant les allégations d’agression sexuelle.

Une carrière détruite

La mairie de Pantin, qui devrait se porter partie civile vendredi à l’audience, a pris en charge les frais de justice du directeur. « Nous l’avons accompagné autant que nous le pouvions. Mais il y a un traumatisme qui risque de s’étaler dans le temps. En cinq minutes, sa carrière a été détruite, son préjudice n’est pas seulement physique il est aussi moral », a fait savoir l’entourage du maire.

Les parents, âgés d’une quarantaine d’années, ne sont pas connus des services de police. La mère est représentante de parents d’élèves. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès.

 

                                                        20 Minutes